dimanche 10 mars 2013

AMELIORER L'EFFICACITE OFFENSIVE


AMELIORER L'EFFICACITE OFFENSIVE


Eléments d'analyses pour l'entraînement au jeu offensif



Les differentes formes d’attaque:

Le choix du type d’attaque repose sur 2 éventualités extrêmes qui peuvent se présenter : 

* Bloc équipe adverse équilibré, regroupé dans son camp
ou
* Equipe adverse jouant haut en laissant des espaces entre ses ligne
ou en déséquilibre dû àa de mauvais placements
ou commettant une erreur (mauvaise passe, dribble contré ..) 

L’équipe qui entre en possession du ballon va en fonction de cette situation mener : 

* Une attaque placée par une montée assurée du ballon, puis à l’approche du but créer des actions de pénétration ou de contournement du bloc équipe adverse pour se mettre en position de tir
* Attaque rapide, en contre , à base de passes longues ou courtes pour exploiter immédiatement le déséquilibre adverse. 

L’équipe en possession du ballon doit donc jouer en ayant integré ces 2 intentions : 
* Conserver le ballon pour avoir la maîtrise du jeu. 
* Profiter de toute situation de « contre ». 

Ceci démontre l’importance de la phase de transition . 

Le temps de latence qui suit la perte du ballon jusqu’au replacement défensif est un temps précieux pour l’équipe qui récupère le ballon et qui va déclencher le contre : Le temps c’est de l’espace
D’où l’importance de la concentration, de la rapidité d’adaptation et des choix tactiques tant sur le plan offensif que défensif. 

Les differentes organisations de jeu

L’expression de l’équipe se réfère à une organisation de jeu (système). 
Avec l’avènement d’organisations de type 4-4-2, 3-5-2 ou 4-5-1 se posent plus qu’avant les problèmes de structuration d’équipe, de distribution des postes et des rôles ainsi que des stratégies à mettre en place. 

Ces structures évolutives en 3-5-2 se transformant en 5-3-2 en fonction du jeu, permettent une variété d’expression tant sur le plan défensif qu’offensif et nécessitent une grande adaptabilité de la part des joueurs. le jeu n’en est que plus attrayant . 

Le jeu offensif aux différents postes : 

Les gardiens sont devenus des libéros s’integrant le plus souvent dans des systèmes à dominante zonale. 

Les défenseurs centraux qui sont souvent dans des systèmes en « zone » présentent des qualités athlétiques et techniques certaines et une morphologie adaptée (grandes tailles) au jeu offensif aérien. 

Les défenseurs latéraux occupent les postes les plus évolutifs. ils doivent maîtriser les techniques de situations de défense, de milieu et d’attaque pour couvrir leur zone, allant parfois jusqu’à la finition. 

Les milieux sont à vocation plus ou moins offensive, dans une position axiale ou excentrée.L’occupation des côtés, en lien avec les défensuers latéraux est devenu une priorité du fait des espaces crées par le passage généralisé de 3 à 2 attaquants (occupation moins rationelle de l’espace de jeu offensif par les attaquants). 

Les attaquants lorsqu’ils sont 2, se répartissent les rôles , l’un plutôt puissant et bon joueur de tête en fixation dans l’axe,crée des espaces, l’autres plus mobile utilisant ces espaces. 
Lorsqu’un seul attaquant est choisi il peut en fonction de ses qualités jouer l’un des 2 rôles explicités ci-avant. 

Coordination, équilibre dans l’animation

L’animation offensive associe attaquants, milieux et défenseurs latéraux dans une logique de jeu commune. 
A 2 attaquants, la complémentarité s’impose avec les joueurs venant de derrière, principalement dans les zones excentrées avec l’animation permanente des couloirs. 
A cela s’ajoute la part (quelquefois prépondérante) de l’action individuelle dans les 30 derniers mètres, comme point d’orgue de l’action collective. 

A l’entraînement, partir du jeu. 

Analyser le jeu, recencer, extraire les problèmes de jeu au travers de la structure de jeu, de sa dynamique : 
* La structure de jeu : 
DéfenseAttaque
Perte du ballonRécupération du ballon
organisation de la défenseConstruction de l’attaque
Defense du butAttaque du but

* La dynamique de jeu dans les rapports de forces : 
Equipe AEquipe B
défendant regroupée dans son campen attaque « placée »
ou équipe AAlors équipe B
défendant haut ou en déséquilibre momentanéen attaque rapide ou en contre


B) Les objectifs et les problèmes de jeu

* Choix d’objectifs à partir de problèmes de jeu
Isoler, extraire un problème de jeu qui déterminera le thème, l’objectif. 
ex : les situations d’attaque de but en attaque placée contre une défense regroupée dans son camp. 
Développement de la séance : 

* Technique : 1 ou 2 centreurs 1 ou 2 à la reprise
* Séquence de jeu : groupes de joueurs de chaque côté. Situation de débordement. 
* Jeu : Jeu avec zones latérales neutralisées, libérées pour les attaquants. 
* Attaque/Défense : Se rapprocher de la structure d’équipe. Simulation de la défense. Opposition réelle. 

C) Developper la capacité de lecture du jeu. 

* Sentir les temps de jeu, les rapports de forces pour adapter l’attaque. 

Propositions de : 
* Situations simulées
* Jeux à thèmes
* Jeu dirigé

* Entraînement technique spécifique : 
* les joueurs à leurs postes
* Répétition
* Cultiver les points forts

* Eviter les contraintes, les surcharges. 
Eviter d’introduire des contraintes pour les attaquants (limitation du nombre de touches par ex) 
Ceux ci doivent au contraire pouvoir s’exprimer pleinement, s’engager à fond dans l’attaque du but et l’action de finition. 

* Proposer des séquences de choix entre 2 ou plusieurs solutions , cultiver l’initiative, l’adaptabilité. 
* Respecter les postes dans les jeux. 

ANALYSE TECHNICO-TACTIQUE D'UN NOUVEAU MODÈLE DANS LE FOOTBALL ITALIEN


L'article

ANALYSE TECHNICO-TACTIQUE D'UN NOUVEAU MODÈLE DANS LE FOOTBALL ITALIEN: LE 3-3-4 (première partie)

Il y a encore peu de temps dans le landernau du football italien, on se montrait relativement réfractaire vis-à-vis d'une application possible du modèle de l’ "Ajax" et la réalisation conséquente d'un "3-3-4 pur" (mais je crois pour être plus juste, que nous pouvons le formuler étant donner la disposition de base des joueurs de champ, comme un "3-3-3-1").

Je pense qu’une telle position idéologique était dérivée de deux facteurs généraux:
- le système de jeu en question a besoin d’une combinaison de qualités mentales, tactiques et athlétiques élevées; or tous les joueurs de l’équipe ne peuvent pas logiquement développer de telles caractéristiques; et préfèrent en rester à des organisations plus "classiques" mais tout autant spectaculaires si interprétées de la meilleure manière (4-3-3,4-4-2,3-4-3)
- un contexte tactique basé essentiellement sur la couverture des espaces et sur la répartition du jeu milieu - long qui repose sur le grand problème de l’entraîneur en général: la "peur de perdre".

En revenant au premier point (évaluation générale du groupe à disposition) je crois que le 3-3-4 a besoin d’ "hommes-clés":



a) les milieux latéraux offensifs (faux ailiers?) doivent être rapides et adroits en jouant en positions excentrées (presque sur la ligne de touche ), intelligents et rapides à se recentrer à base de courses en diagonale
b) le milieu de terrain central doit disposer d'une vision de jeu ample mais sélective.
c) les joueurs extérieurs du milieu de terrain doivent être doués de capacités athlétiques considérables.
d) L’avant centre doit être adroit balle au pied dans la défense et dans le jeu d'appui devant la ligne du ballon.

Comme on peut remarquer dans la représentation graphique du terrain, le "3-3-4" présente les avantages suivants:
* Le terrain est occupé dans la totalité de sa surface
* La disposition des milieux et des ailiers calque le placement du 4-3-3 (avec profondeur relative du jeu), mais en maintenant 2 véritables pointes centrales (et non une) qui se déplacent dans des espaces diamétralement opposées, comme dans les mouvements offensifs de 4-4-2.
* Les pénétrations "de derrière" (e/o verticaux diagonaux) permettent effectués de multiples solutions
* L’animation sans ballon présente un taux créateur élevé de "combinaisons" et variantes.
* L’animation coordonné des joueurs crée en permanence dans chaque zone du terrain, une sorte de "réseau" en appui du coéquipier en possession de la balle

A contrario, on peut reconnaître à ce système les désavantages suivants:
* L'éventuelle couverture du défenseur latéral comporte des risques excessifs (surtout si effectuée devant la ligne du ballon)
* La défense est souvent contrainte à des duels 1x1, 1x2 ou 2x2: ceci parce qu'elle doit appliquer une défense diagonale excessivement "large"
* La marge d’erreur pendant la construction doit être réduite aux moindres termes (haute concentration pendant la phase de possession du ballon) .

Justement cette dernière considération constitue de toute façon, la "marque de fabrique" de ce système de jeu:
les 11 joueurs (y compris le gardien) doivent faire avancer le barycentre de l’équipe en la rendant compacte et sûre dans le possession de balle.

Voici les mouvements principaux dans la phase initiale de la manoeuvre:



1) le gardien cède la balle au défenseur central, puis se porte en avant immédiatement pour un soutien éventuel et dégagement éventuel de la balle vers les lignes de touches ou vers l’avant.
2) le milieu central central se propose en appui pour recevoir balle et la dévier sur les défenseurs latéraux
3) les défenseurs latéraux s'élargissent les plus possibles en diagonale



Dans l'hypothèse où la pression des adversaires soit déjà agressive aux limites de notre zone, un défenseur latéral accomplit un mouvement d'appui en couverture pour recevoir éventuellement la balle:
un tel mouvement crée de l’espace pour le démarquage de son milieu latéral.
Ils complètent le mouvement vers la partie opposée du milieu central et l'autre défenseur latéral.

Le dénominateur commun de chaque démarquage est toujours le même:
"entourer" le porteur de balle de coéquipiers libres. Une fois démarrée l’action on procède à l'application des mouvements de jeu essayés pendant les séances technico-tactiques, qui comme j'ai déjà eu l’occasion de le spécifier, se basent sur une possession de balle effectuée pour les lignes horizontales (souvent de l'aile à l'autre aile, en passant pour les milieux) qui a deux buts principaux:
- avancement progressif mais graduel du barycentre de jeu de l'équipe entière
- phase préparatoire, avec mouvements offensifs opportuns pour déséquilibrer la défense de l'équipe adversaire vers le côté ouvert de l'action, et libéré par contre un ou des joueurs côté fermé;
ceci est à mon avis très facile si on a le "courage" d'exploiter l'avantage de pouvoir faire participer aux actions offensives 2 pointes voire 3 en même temps (dont deux très excentrées); le jeu augmente sensiblement en mobilité et imprévisibilité, et il peut mettre en difficulté les équipes douées de mécanismes défensifs excellents . (c'est-à-dire la plus grande partie des équipes)

Voici quelques exemples de mouvements offensifs possible:



Avec balle au milieu central:
balle au milieu droit qui élargit sur l'aile droite.

À ce point il y a 2 solutions:
a) appui du défenseur latéral droit qui cède la balle immédiatement vers le couloir droit
b) passe axiale sur la course de déviation de l'avant centre
c) mouvements d'intégration: course intérieure du milieu gauche et passe en diagonale vers l'aile gauche



Avec balle au milieu de terrain central:
course d'appui de l'avant centre qui remet sur l'intérieur droit qui a 3 solutions:
a) passe en diagonale pour l'ailier droit en course vers l'intérieur
b) passe axiale pour le milieu central offensif
c) changement de jeu moyen-long pour l'aile gauche qui se démarque vers la ligne de touche pour un centre éventuel



Avec balle au milieu de terrain central:
a) mouvement de recouvrement du défenseur latéral gauche qui reçoit la balle
b) mouvement d'appui de l'ailier droit qui crée un espace pour le démarquage du milieu latéral gauche, lequel reçoit la passe
Le milieu latéral gauche a deux solutions:
c1) donner la balle en profondeur pour le milieu central offensif
c2) changer le jeu par un centre dans la course de l'ailier droit ou de l'avant centre qui ont croisés leurs courses.



Avec balle au milieu de terrain central:
a) course de démarquage extérieure du milieu latéral droit, pendant que l'ailier droit accomplit un appel intérieur et reçoit le ballon
b) appel en profondeur du milieu offensif et de l'ailier gauche vers l'intérieur, facilité par le mouvement d'appui de l'avant centre (emmenant avec lui au moins un adversaire de la défense) .



Avec balle à l'aile droite:
le milieu latéral droit s'écarte vers l'aile droite. Pendant que l'ailier accomplit son mouvement avec la balle, le milieu offensif accomplit le mouvement typique de course en diagonale.
À ce point on créera un situation favorable pour le tir de la limite de la zone de la part du milieu latéral gauche, qui reçoit la balle .
Pendant le moment où la défense adverse "sort" pour contrer le tir éventuel, le milieu d'une passe à ras de terre ou aérienne (selon le pression et de la position de la ligne adversaire) change le jeu vers l'aile opposée.

Les 5 mouvements offensifs, proposés ici de manière simplifiée, ont pour but de montrer:
- le haut degré de créativité offensive (au niveau collectif et individuel) que permet un tel système de jeu
- le haut degré de variabilité et de solutions à l'intérieur d'un mouvement offensif unique
- le haut degré d'imprévisibilité des mouvements offensifs proposables, car ils se combinent dans un même mouvement, les avantages de pouvoir l'utiliser aussi bien avec le schéma typique aux deux pointes qu'avec trois pointes, en désorientant l'organisation défensive adverse (souvent habituée à affronter les habituels 4-4-2,4-3-3,3-4-3 évidemment attaches à une manière stéréotypée)

Principes d'entraînement
Le groupe entier doit être naturellement mentalement prêt à la proposition d'un jeu positif et offensif.

Pour obtenir ceci on recourt à des exercices spécifiques technico-tactiques qui seront développés dans une deuxième partie.

ATTAQUER LA DEFENSE CENTRALE EN 2V2


ATTAQUER LA DEFENSE CENTRALE EN 2V2



Introduction 

Beaucoup d'équipes luttent pour marquer contre des adversaires avec un libéro parce qu'elles manquent d'une compréhension des deux méthodes de base pour éliminer le défenseur central pour tirer au but.

La première méthode est de prendre les ailes en otage. C'est-à-dire déborder le défenseur latéral au marquage, pour obtenir que le libéro sorte du confort de l'espace protégé derrière sa défense, en venant couper l'attaque sur le côté. Ceci attirera le défenseur central vers la balle. Quand le défenseur central est ainsi attiré, il crée un espace ouvert dans l'axe pour des centres ou des balles aériennes dans le dos de la défense.
La deuxième méthode, que nous détaillerons dans cet article est basé sur la combinaison 2v2 pour éliminer le stoppeur devant le défenseur central et pour creer l'espace derrière le défenseur central.

Les chances de marquer ratées 

Combien de fois votre équipe a –t-elle commencé une attaque avec un attaquant de pointe et un milieu de terrain offensif contre seulement un duo d'adversaires et un gardien inquiet, sans réussite?
Les paragraphes ci-après présentent quelques uns des principes les plus importants du jeu 2v2 d'une manière pédagogique, avec l'application à attaquer le défenseur central efficacement.
Le manque de compréhension de ces principes détruisent beaucoup de chances de marquer dans chaque match. Beaucoup d'équipes peuvent se créer des douzaines de situations offensives en 2v2 et 1v1 dans les matches et revenir bredouilles parce qu'elles n'ont pas préparé les fondations, d'abord avec des attaques coordonnées (choré graphie) , et plus tard avec des attaque plus créatives. Il est très important que vos joueurs gagnent une compréhension profonde du jeu en 2v2 devant le but avant de passer à une autre formation tactique.
Après avoir développé les principes, nous fournirons une explication très analytique du 2v2, et nous terminerons avec quelques exercices pratiques que vous pourriez utiliser en tant que point de dé part pour établir les capacités tactiques de votre équipe dans le jeu 2v2 devant le but.
Nous décrirons les participants comme attaquant de pointe et milieu de terrain offensif pour votre équipe contre un défenseur et un libéro. Vous pourrez considérer plus tard que ceux-ci peuvent être deux adversaires quelconques sur n'importe quelle partie de la zone.
Vous noterez que les joueurs doivent apprendre à lire le jeu du premier défenseur, et à réagir en conséquence. Le premier défenseur ne peut pas prendre au marquage de trop loin l'un des 2 attaquants, mais ils doivent pouvoir lire le jeu du défenseur pour identifier ce qui est possible et ce qui ne l'est pas.
Je décrirai l'attaquant avec la balle comme premier attaquant, et l'autre attaquant comme deuxième attaquant, indépendamment duquel est l'attaquant de pointe ou le milieu de terrain. Le défenseur le plus proche de la balle sera le premier défenseur, et l'autre sera le deuxième défenseur.
Dans certains cas, je parlerai d'un joueur haut et d'un joueur bas. Avec deux attaquants allant au but, ou un attaquant de pointe et un demi, à tout moment, l'un est plus près de but. Le joueur haut. L'autre est plus loin du but, le joueur bas.
Pour le reste de cet article, nous décrirons le défenseur central comme libéro, et parlons d'un défenseur jouant devant le libéro.

Principes pour le jeu 2v2 devant le but

1. Passe au pied devant les défenseurs couvert - les passes offensives devant un défenseur supporté devraient aller dans les pieds. Cela parce que des passes dans l'espace derrière un défenseur couvert peuvent être facilement interceptées par le défenseur en couverture.
2. Passe dans l'espace derrière les défenseurs non couverts – les passes offensives contre un défenseur sans couverture devraient aller dans l'espace derrière lui. Il n'y a rien qui détruise plus une attaque en 2v1 qu'une série de passes offensives courtes dans les pieds devant le dernier défenseur. Du point de vue du dernier défenseur, avoir les attaquants qui multiplient les échanges devant lui est très rassurant et donne à d'autres défenseurs le temps de se replacer. Ce que le dernier défenseur craint le plus c'est que le premier attaquant le force au duel et utilise son mouvement pour d'obtenir un espace derrière le dernier défenseur pour son partenaire.
3. Forcer les défenseurs à s'engager - l'exécution d'un duel avec la balle face aux défenseurs les incitera toujours à s'engager dans ce duel. La balle est une télécommande pour les défenseurs auxquels ils doivent répondre.
4. En faisant face au dernier défenseur avant le but et le gardien , le premier attaquant doit attaquer directement le dernier défenseur sur une ligne de jeu directe au but. Le deuxième attaquant doit ê tre disponible si la balle sort de la ligne du jeu directe à distance de tacle du premier défenseur.
5. Placement du corps – Le placement du corps est une expression qui décrit dans quelle direction les hanches d'un joueur sont dirigées, et si le joueur est équilibré et prêt à changer la direction sur le premier contact. Ce qui est important ici est que le deuxième attaquant doit travailler dur pour fournir immédiatement placement du corps ouvert à la balle, pour fournir un bon angle d'appui, pour être prêt à jouer la balle vers l'avant ou à exé cuter son contrôle de balle au premier contact.
6. Ouvrez l'angle - le deuxième attaquant doit lire la réaction du premier défenseur, en particulier un défenseur couvert, et ajuster instantanément sa position du corps pour fournir un angle ouvert à ; l'appui. L'angle doit s'ouvrir assez rapidement pour permettre un jeu de contact.
7. Un appui plus rapide signifie plus de victoires - la rapidité dont la forme et l'angle du corps sont modifiés déterminent la vitesse du jeu. Pendant que la vitesse de jeu de votre équipe du jeu se développe, votre qualité à concurrencer l'adversaire se développe.
8. Passer (la balle) tôt contre le dernier défenseur - en attaquant le dernier défenseur, le premier attaquant doit obliger ce défenseur à se livrer, afin de faire rapidement une passe dans l'espace laisser derrière son adversaire. Autrement, s'il traîne avec la balle, il permettra à des défenseurs d'arriver et d'obstruer l'espace, ou d'accorder le temps au gardien de but de venir de sa ligne et fermer une partie de l'espace derrière le dernier défenseur.
9. La passe juste en fonction de la course d'appel - quand il fait face au dernier défenseur, le joueur doit jouer par des passes profondes qui passent derrière le dernier défenseur, quand les courses d'appels sont en diagonales et inversement effectuées des passes en diagonales quand les courses d'appels sont droites , mais la synchronisation est plus dure. Une balle en diagonale dans le mauvais espace et au mauvais timing forcera notre attaquant à tourner des hanches dos au but pour récupérer la balle, ralentissant l'attaque. Les attaquants doivent passer beaucoup de temps à ; pratiquer le passe parfaite de finition dans l'espace derrière le dernier défenseur. Le pas, la direction, et la synchronisation parfaite sont exigés dans les conditions de grandes pressions.

Analyse du système 2 v 2

ici nous allons définir le rôle du premier défenseur, en détail. Dans le diagramme ci-dessous, le " défenseur " se réfère au premier défenseur jouant devant un libéro.

Regardez d'abord au-dessus l'organigramme , puis revenez au texte

OK, vous avez regardé l'organigramme. Notre milieu de terrain et notre attaquant de pointe attaquent au but contre un défenseur placé haut dans le milieu de terrain (peut-être un stoppeur) et un libéro.
Pour commencer le jeu, notre milieu de terrain envoie une passe de notre attaquant de pointe venu en appui.



Notre attaquant de pointe est pressé par le défenseur, et fait une passe en retrait à son milieu, qui s'est déplacé pour ouvrir l'angle . Notre attaquant de pointe se replie immédiatement sur le cô té dans une position d'appui latéral avec la position du corps ouverte



Voici où nos attaquants doivent lire le jeu du défenseur et prennent leur décision en fonction.
Si le défenseur suit la passe en retrait à notre milieu de terrain, notre milieu de terrain fera une passe en une touche à l' attaquant de pointe.
Si le défenseur poursuit la balle vers notre attaquant de pointe, notre attaquant de pointe peut jouer avec notre milieu de terrain un une-deux dans l'espace derrière le premier défenseur. Notre demi sprint alors vers le dernier défenseur avec la balle.
Si le premier défenseur attend tranquillement, alors notre demi effectuera un une-deux avec notre attaquant de pointe quand le défenseur viendra sur lui.

Dans la circonstance peu probable qui verrait le premier défenseur rester près de l'attaquant de pointe après la passe en retrait à notre demi, notre milieu devra conduire la balle vers le dernier défenseur (libero).

Bien, là nous sommes maintenant dans la situation où, après avoir éliminé le premiers défenseur , nous provoquons le deuxième défenseur, le libéro. Le premier défenseur nous poursuit, mais nous utiliserons ici la première règle de Bruce , la contre-attaque (quoique ceci pourrait ne pas être pris en compte).

Nous ne ralentirons pas avec la balle, mais irons le plus directement possible vers le but. Ceci gardera des joueurs plus lents que nous avons dé jà battus derrière nous, et ne laisser au joueur devant nous qu'une , et seulement une chance de gagner la balle. (si nous ralentissons et faisons beaucoup de passes courtes devant la libéro, la libé ro aura une chance de nous retarde et les défenseurs de revenir.)

Terminer contre le dernier défenseur 

Nous sommes maintenant dans les quatre derniers cadres du grand organigramme ci-dessus.

L'attaquant de pointe ou le milieu conduisent avec la balle face au libéro.

Regardez maintenant les diagrammes ci-dessous

....................


Ceux-ci montrent nos deux attaquants allant au but.

Ce qui est le plus important ici est que , vous allez vous ouvrir le meilleur espace vers le but si l'attaquant avec le ballon va droit vers le défenseur avec l'objectif de le « fixer ». Avec ceci, notre deuxième attaquant se déplace vers une position lui permettant d'être premier à atteindre l'espace libre derrière le denier défenseur quand le premier attaquant donne le ballon dans cet espace.

L'image de droite montre que l'écartement des deux attaquants de la ligne de duel permet au libéro de faire un pressing sur le premier attaquant, le conduisant ou au duel 1v1, ou à une passe au deuxième attaquant soit à être interceptée, soit à le situer en position de hors-jeu.

Le diagramme de passe suivant montre l'espace disponible aux attaquants lors d'un bon placement.



La dernière passe contre le dernier défenseur doit arriver dans l'espace que notre deuxième attaquant peut atteindre d'abord. 

LES METHODES D'ANALYSE EN FOOTBALL


LES METHODES D'ANALYSE EN FOOTBALL



Les publications traitant des techniques d’analyse en football est très peu fournie. On peut considérer qu’il en existe deux grandes catégories :

* L’analyse fondamentale.
* L’analyse de terrain.



1. L’analyse fondamentale

L’analyse fondamentale a pour objectif d’étudier un ou des phénomènes grâce à la prise d’un grand nombre d’observations et de leur traitement mathématique et statistique. Différents types de prélèvements d’informations existent :

* Analyse centrée sur le jeu d’attaque (ou de défense)=)proposition de modèle de mouvement.
* Analyse centrée sur l’équipe.
* Analyse centrée sur l’étude de match.
* Analyse centrée sur une séquence de jeu particulière (ex. :tirs au but).

Certaines études, par exemple celle de Grehaigne, remettent partiellement en cause ces types d’analyses car elles ne reprennent pas en compte l’adversaire dans les rapports d’opposition. Les analyses fondamentales ne sont réalisables qu’en « laboratoire » ( vu leur complexité et les moyens techniques sophistiqués qu’elles requièrent). Aux entraîneurs à en tirer les renseignements et/ou extrapolations corrects.

2. L’analyse de terrain

Le deuxième type d’analyse, celle qu’on peut appeler « analyse de terrain » peut permettre la mise en évidence des donnéees qui pourront s’avérer déterminantes en compétition. Le but recherché de l’analyse ainsi que le niveau auquel on veut la pousser influeront énormément sur la somme de travail requis. Vu la complexité que représente le football au niveau technique ainsi que la difficulté de prises d’observations, il est impératif de cibler exactement le but de l’analyse. Il existe quatre niveaux d’analyse tactique de terrain :

* Niveau organisation de match.
* Niveau organisation équipe.
* Niveau organisation affrontement partiel.
* Niveau organisation élément.

Ces analyses peuvent être soit réalisées soit sur sa proppre équipe, soit sur l’adversaire. Il est évident que plus on a l’occasion de voir une équipe, plus on a l’occasion de porter une analyse en profondeur. 



3. Exemple d’analyse de terrain « niveau élément »
L’analyse de chaque joueur de son équipe est presque impossible car l’attitude du joueur dépend trop du niveau de son adversaire direct. Cela a été prouvé dans les études portant sur les paramètres physiques. L’observation est toujours difficile, le meilleur moyen est la vidéo ou le plus facile le dictaphone qui permettra de traiter les données ultérieurement. Un bon moyen pédagogique est de faire prendre les notes par un réservistes (par ex. joueur blessé). Les dix points suivants peuvent donner une image de ce qu’un joueur réalise en match :

* Passe active.
* Passe passive ( = passe arrière ou/& sans risque).
* Longue passe.
* Dribble.
* Shoot.
* Shoot de la tête.
* Tête.
* Tacle.
* Interception.

Il est possible de porter encore plus loin l’analyse du joueur en s’appuyant sur l’organigramme suivant et en réalisant un check-up.


LA LECTURE DU MATCH : DU DIAGNOSTIC A L’INTERVENTION.


LA LECTURE DU MATCH : DU DIAGNOSTIC A L’INTERVENTION.



Après avoir vu quelles évaluations il doit faire, le technicien pour vérifier le rendement de sa propre équipe en relation avec les caractéristiques des adversaires, doit focaliser son attention sur les remèdes qui peuvent être apportés. 

En pratique, après avoir défini le diagnostic, il est important de fournir à sa propre équipe “les médicaments” juste au moment opportun de façon à en améliorer « l’état de santé ». Améliorer “l’état de santé” ne peut pas toujours vouloir dire battre “ la maladie” qui est en train de tourmenter l'équipe; si les adversaires sont meilleurs ou en meilleure condition que notre équipe, il est probable qu'ils gagneront la partie de toute façon mais il est également important que le technicien sache apporter des modifications qui réussissent à limiter la supériorité adverse.

La situation optimale pour une équipe de football se vérifie quand la supériorité en phase défensive et en phase offensive est nette . L'équipe est à même sans problème, d'interrompre, en récupérant le ballon, l'action de l’adversaire et en suivant, sait se rendre dangereuse quand elle attaque. Dans ces occasions l'entraîneur ne devra pas faire autre chose que vérifier constamment le maintien d’une telle situation (idéale) et n’intervient habituellement que s'il y a une obligation.

Il arrive très souvent que les parties soient équilibrées et dans lesquelles les interventions du technicien doivent servir à améliorer le rendement de la propre équipe en phase offensive ou défensive. Nous avons l’expérience qu’une amélioration (ou une aggravation) de la capacité d’attaquer a une influence considérable sur la phase défensive et vice versa.
Il est donc important que la modification qu’il apporte sache améliorer le rendement d'une des deux phases mais il est autant important que ceci ne se fasse pas au détriment du rendement de la phase opposée.

Il est plus simple expliquer l'idée avec un exemple: S'il est inséré un attaquant pour augmenter la pression offensive, il est important que l'équipe maintienne de toute façon l’efficacité défensive ou vice versa si un défenseur entre en jeu pour rendre plus efficace la phase défensive il est de toute façon important que l'équipe sache maintenir ses capacités à contre-attaquer.

Venons en maintenant à définir quelles sont les possibilités d’intervention du technicien. Il peut améliorer la performance de sa propre équipe de la manière suivante:
•Inverser la position de 2 (ou plus) joueurs à l’intérieur de l’équipe.
• Faire rentrer un remplaçant à la place d’un titulaire.
• Modifier la stratégie définie par l’intermédiaire d’une variation vers le haut du terrain ou vers le bas la ligne initiale de pressing.

• Modifier les systèmes de jeu lui même en :
1.Changant la position (avancer ou reculer) d’un ou plusieurs joueurs
2. Faisant entrer un remplaçant au poste d’un titulaire

Toutes les possibilités d’intervention ci-dessus ont évidemment pour objet de modifier l’opposition de sa propre équipe à l’équipe adverse afin d’influencer de manière importante le barycentre de sa propre équipe.

Définissons maintenant certaines situations standard ou il sera possible d’intervenir tactiquement pour le technicien et lui permettre d’améliorer la situation.

SITUATION:Notre équipe est bloquée à l'intérieur de sa propre moitié de terrain. Ceci permet à l'adversaire de construire en continuité des actions dangereuse et nous empêche d’avoir la possibilité de les contrecarrer.

REMÈDE FONDAMENTAL: élévation du barycentre( remontée du bloc équipe)

INTERVENTIONS POSSIBLES:
1.L'intervention première que l'entraîneur devra effectuer sera de changer la position des joueurs les plus en difficulté ou les remplacer de façon à limiter l'efficacité des adversaires les plus dangereux.
2.Variation du système de jeu par le recul d'un attaquant ou l'insertion d'un milieu de terrain ou d'un défenseur 3.Si aucune des deux modifications précédemment décrites n'a eu d’effet ou pour en compléter l'efficacité, l'entraîneur peut remplacer l'attaquant le plus statique par un attaquant plus apte lui à exploiter les espaces à disposition.

Il lui est aussi possible pour modifier la situation en améliorant la capacité d’attaque mais en prenant plus de risques, d’ insérer un autre attaquant de pointe en demandant à l'équipe acculée dans sa propre zone d'exploiter le jeu long pour chercher immédiatement les attaquants dans la profondeur ou l’entrée d'un point d’ancrage central permettant une meilleure relation entre les lignes.
Entre l'autre l'insertion d'une autre pointe (en pressing) peut bouleverser l’organisation tactique adverse en empêchant cette fluidité de manoeuvre nécessaire pour nous acculer dans notre camp. Il peut être utile d’intégrer un milieu de terrain adroit capable aussi bien de porter la balle que de la conserver, de façon à réussir de cette manière à faire “monter” l'équipe.

SITUATION: La compétition est équilibrée mais nous ne réussissons pas à nous rendre concrètement dangereux.

REMÈDE FONDAMENTAL: améliorer la manière d’attaquer.

INTERVENTIONS POSSIBLES:
1.Demander à son équipe d'utiliser des techniques de finition alternatives à celles adoptées jusqu'à là ( tirs de loin, centre en retrait ou au cordeau ....)
2.Modifier le positionnement des attaquants.
3.Substitution rôle x rôle. Insertion d'une pointe à la place d'un milieu et/ou intégration d'un milieu de terrain avec des dispositions offensives aptes au type de problèmes que nous rencontrons en substitution d'un partenaire plus défensif.
Vous pouvez aussi demander à la votre équipe de lever ou baisser le barycentre (par le redéfinition de la zone de début de pressing) de façon à avoir plus ou moins d’espaces pour attaquer et en optimisant les capacités offensives des vos pointes en relation aux caractéristiques qu’ils possèdent. Cette intervention a néanmoins l'inconvénient de pouvoir favoriser le jeu en contre de l’adversaire.

SITUATION: Nous avons le ballon et le jeu en main mais nous ne réussissons pas à débloquer le résultat.

REMÈDE FONDAMENTAL: Augmenter notre pression offensive.

INTERVENTIONS POSSIBLES.
1.Changer le positionnement des attaquants de pointes.
2.Intégrer par remplacement une pointe à disposition avec des caractéristiques différentes de l’'attaquant qui a commencé le match.
3.Intégré une pointe en plus.
4.Changer les techniques de finition, en laissant avancer l’adversaire pour jouer les espaces dans son dos.

SITUATION: Notre équipe à l’avantage mais elle est en train de souffrir du retour des adversaires.

REMÈDE FONDAMENTAL: Il faut donner plus de sûreté au bloc défensif en réussissant au même temps à contre-attaquer avec efficacité.

INTERVENTIONS POSSIBLES.
1.Dans le cas où le temps de jeu restant à disposition des adversaires est limité, il peut être opportun de renforcer la défense ou l’axe central du milieu en enlevant du terrain un attaquant de pointe.
2.Si la partie est encore longue il faut réussir à prévoir si la supériorité des adversaires peut durer longtemps ou si elle est le fruit d'un effort extraordinaire momentané.
Dans la deuxième hypothèse il est possible de tâcher de résister sans trop bouleverser l’organisation de l'équipe, peut-être en demandant aux attaquants de pointes de participer avec plus énergie à la phase défensive. Si à contrario la supériorité adversaire semble ne pas avoir de fin il faut avancer le barycentre de l’équipe en modifiant le système de jeu.
Aussi l'entrée sur le terrain de jeu d'un attaquant de pointe ou d'un milieu de terrain offensif peut être une solution très risquée mais valide.
Je ne crois pas par contre intelligent de faire entrer un défenseur quand le terme de la partie est encore loin parce que ceci pourrait barrer d’éventuelles possibilités de victoire dans le cas dans lequel les adversaires reviendraient au score.

SITUATION: L’équipe est menée au score et continue de souffrir sous la pression adverse.

REMÈDE FONDAMENTAL: “Allonger” le jeu.

INTERVENTIONS POSSIBLES:
Quand on joue contre des adversaires plus forts ou maîtrisant mieux la balle, il est d'importance fondamentale de tenir le plus longtemps possible la chance d'obtenir un résultat positif. Il faut en pratique réussir à arriver à jouer la compétition dans le dernier quart d’heure plutôt que de subir le risque d’un second but encaissé qui réduirait des possibilités de notre équipe de parvenir à égaliser.
1.Si la durée qu'il reste à jouer est encore longue et l'équipe en train de souffrir il n'est pas stupide d'insérer un défenseur pour limiter dans un premier temps le déséquilibre minimum à 1 but. Naturellement cette attitude devra être changée radicalement dans la dernière partie du match quand l'équipe devra effectuer le maximum efforts pour tenter d’égaliser.
2.Si partie est en train de toucher à sa fin (but encaissé dans les 20 dernières mn par ex) l'insertion d'un attaquant en plus est par contre nécessaire avec le but de bousculer les équilibres tactiques existants jusqu'à le ce moment.

QUELQUES REFLEXIONS SUR LES SYSTEMES DE JEU


QUELQUES REFLEXIONS SUR LES SYSTEMES DE JEU


Par Tony WAITERS



Tony Waiters est président et directeur technique de World Of Soccer ltd.

Après plus de 300 matches en 1ere ligue anglaise et 5 sélections sous le maillot national, Tony a entamé un parcours eclectique d' entraîneur du FC Burnley puis responsable du secteur jeune de Liverpool,et divers autres clubs avant de faire partie de la DTN anglaise puis de celle entre autre du Canada.
Il est aussi l'auteur d'un best seller sur l'entraînement : "Coaching the team"

Introduction 
Quelques unes des questions qui me sont le plus souvent posées par les hommes de terrain sont les suivantes : « Quel est le meilleur système de jeu ? ». Ils veulent savoir si le 4-2-4 est supérieur au 4-4-2, quels avantages a le 4-3-3 par rapport au système en 1-4-3-2. 

Ces interrogateurs sont souvent désappointés de mes réponses. Je leur rappelle que ces équipes utilisent des systèmes différents : Défense de zone, marquage individuel avec libero et toutes les combinaisons numériques mentionnés dans le paragraphe précédent ont été employées de différentes manières par les meilleures équipes mondiales. Il n’y a pas un système qui soit a priori meilleur que les autres. 

Cependant , toutes les équipes de football à succès, avec des combinaisons variées, observent certains principes communs dans leur système de jeu. Nous verrons ce principe essentiel un peu plus tard . 

Les autres facteurs , au-delà de ce qui est le meilleur pour votre équipe, concernent le placement de vos joueurs. Par exemple, dans un match entre équipes de valeur équivalente, si l’adversaire aligne 4 attaquants, il serait risqué de présenter en face seulement 2 défenseurs. La plupart des équipes se sentiraient contraintes de présenter un nombre au moins égal de défenseurs pour s’opposer aux attaquants. Le bon sens commande de prévoir ces modifications dès le début du match. Il est important cependant , de ne pas trop abandonner de concessions autrement le risque est grand de ne jamais développer son propre style de jeu. 

1. Les appuis -soutiens

Le jeu collectif basé sur les joueurs en appuis-soutiens, aussi bien en attaque qu’en défense (avec la notion de couverture) est la pierre angulaire du jeu d’équipe. Le jeu est joué en triangles et les appuis -soutiens comme l’illustre le dessin n°1 en identifient les 3 principaux types de positions donnés au joueur avec le ballon en position d’attaque. 

En position offensive 

Les 3 joueurs en apport présentent 4 options à considérer dans l’ordre des priorités: 

1. Jouer le ballon vers l’attaquant 
2. Conduire le ballon vers l’avant (dribbling), en sachant qu’il y a un joueur en couverture en cas de perte de balle
3. Jouer le ballon avec le joueur en soutien latéral
4. Jouer le ballon en retrait



Il est à noter dans le cas « utiliser le joueur en appui latéral » qu’il est important de donner la balle en diagonale plutôt que latéralement. C'est plus prudent pour éviter une interception et un contre. 
La distance entre le porteur de balle et les appuis-soutiens en situation d’attaque doit généralement être plus importante qu’en situation défensive. Autrement dit 10-15m en position offensive contre 5-10m en position défensive. En effet en situation d’attaque nous devons agrandir les espaces alors qu’il faut les réduire en situation de défense. 

En position défensive



Le défenseur le plus avancé doit conservé un rôle passif en empêchant aussi bien l’adversaire de placer le ballon derrière la défense que de le forcer à rester sur place (recul-frein) 
Cependant , le premier défenseur peut en fonction du jeu ou du placement de ses partenaires, aller chasser le ballon. 

Le défenseur en couverture (rear support) couvre le coéquipier qui attaque le porteur de balle. Remarquez au passage le placement du joueur en appui (side support) qui est placé plutôt en retrait que latéralement. Ce retrait doit s’accentuer si le défenseur en couverture est obligé d’aller effectuer à son tour le marquage de l’adversaire avec ballon. 

2.Le hors jeu

Bien que le hors jeu ne soit pas à proprement parlé un principe de jeu, la loi 11 est très importante dans ce qu’elle implique stratégiquement. 
Il est essentiel pour les entraîneurs d’avoir une connaissance parfaite de l’interprétation et de la mise en oeuvre de la loi du hors jeu... Ainsi , le fait est que l’arbitre et les juges de touches ont la responsabilité totale de l’application de la loi. Les entraîneurs qui basent la stratégie de leur équipe sur le hors-jeu font reposer le jeu sur des gens extérieurs à leur propre organisation . Néanmoins la règle du hors-jeu apporte une certaine sécurité dans le développement du jeu . 


Défenseurs remontant le terrain pour mettre l’adversaire hors jeu

Cette protection offerte par la loi 11 encourage les meilleures équipes du monde à faire monter davantage les joueurs vers la partie de terrain adverse et à aligner prudemment la défense pendant une période de temps alors que l‘équipe adverse en en possession de la balle. 


Equipe gardant une défense alignée jusqu’à la dernière seconde. On peut apprécier les risques et le jugement


C’est peur être la seule situation dans le jeu de football ou l’alignement est obtenu et cette tactique n’est pas sans risque. cette situation de jeu exige de comprendre les ordres du coéquipier qui dirige la manoeuvre et l’appréhension qu’à le juge de touche de la position de hors jeu ou pas de l’adversaire... 

3.L’utilisation de la largeur du terrain

Les systèmes de jeu détermineront si les flancs sont occupés par des ailiers (4-2-4 ou 4-3-3) ou si d’autres joueurs utiliseront les espaces créés sur les côtés pendant le cours du jeu (4-4-2). Indépendamment de l’arrangement numérique , toutes les bonnes équipes exploiteront la largeur du terrain dans leur organisation offensive. Parce que les défenseurs veulent rester groupés et former une ligne compacte, parce que les défenseurs sont peu disposés à être attiré hors de l’axe central placé devant leur but, les attaquants auront toujours un espace plus disponible sur les ailes que dans l’axe. 
Les bonnes équipes savent cela et adaptent leurs attaques en conséquence en utilisant la largeur du terrain elles peuvent espérer trouver un espace derrière la défense, obtenir que les défenseurs défendent face à leur but, ou attirer les défenseurs hors de l’axe central, se créant ainsi de possibilités de concrétiser par des transversales par exemple. 


Les espaces disponibles sur les ailes.


Les autres principes de jeu pour une équipe efficace sont : 
-PENETRATION et PRISE DE RISQUE. 
-MOBILITE pour causer la confusion dans la défense adverse avec des courses croisées. 
-en défense , DISCIPLINE et PATIENCE seront toujours importantes tout comme les notions de DEFENSE COMPACTE et d’EQUILIBRE DES LIGNES (couverture). 

Le positionnement du bloc équipe. 

Il est important de garder à l’esprit les principes de jeu de l’équipe, en particulier les exigences offensives accompagnées d’un support défensif, l’utilisation de la largeur et la conscience de l’avantage à exploiter et rendre efficace la règle du hors jeu. 

Le positionnement du bloc équipe sera établi indépendamment du positionnement numérique des joueurs. Dans le dessin suivant , du bloc équipe est mal positionné et trop étiré dans la longueur. 


Etirement des 2 équipes dans le sens de la longueur


Les joueurs ne sont pas en position de se soutenir les uns les autres, aucun avantage n’est trouvé à jouer le hors jeu et l’allongement de l’équipe laisse une petite opportunité aux joueurs d’exploiter les espaces sur les côtés.

Avec 2 équipes tentant de prendre le meilleur en utilisant le piège du hors jeu , on a une image diamétralement opposée à la précédente (cette situation se rencontre souvent dans le football anglais depuis les années 70-80.) 


2 équipes poussant pour prendre l’avantage grâce au hors jeu


C’est un jeu très serré, agressif, souvent excitant mais souvent haché par les hors jeu. Il n’est pas recommandé pour les équipes de jeunes en phase de développement Ils n’ont pas l’expérience pour appliquer cette tactique Et sur le plan offensif , les espaces de jeu seraient trop serrés. 

Le positionnement du bloc tel que montré au dessin suivant me semble être le meilleur : 
Les membres de l’équipe sont espacés tout en restant compact . Après avoir défendu avec succès, lors de la récupération de balle, l’équipe est positionnée correctement pour contre-attaquer. 


Couverture de l’espace égale en largeur et en profondeur


Défenseurs , milieux latéraux et attaquants ont l’espace nécessaire au développement de l’offensive. C’est comme la respiration. Contraction (défense) expiration (attaque). 
Naturellement lorsque le ballon bouge, chaque joueur bouge. Mais la formation de base tend à se maintenir. Cependant, d’un point de vue offensif le bloc équipe peut ne s’appuyer que sur certains joueurs pour jouer vers l’avant. 


Le dessin montre comment le jeu en triangle produit un bon support de jeu


Il faut encourager les joueurs à prendre de risques calculés en particulier dans le camp adverse. Quand le ballon est perdu, tous les joueurs doivent réagir simultanément et reculer limitant les espaces pour former un bloc compact. 

L’efficacité du bloc équipe n’est pas liée à une organisation type 4-4-2, 4-3-3 ou quelconque arrangement numérique spécifique mais à son placement : 


Bloc équipe en construction offensive depuis la défense. Bloc équipe en situation offensive médiane.Bloc équipe en position défensive côté ballon.


Chaque entraîneur, en accord avec ses joueurs, doit mettre en place un système utilisant le meilleur de ses joueurs, et non calquer un système utilisé même brillamment par l’Argentine, Liverpool ou quiconque. L’entraîneur doit emprunter des meilleures équipes leur volonté d’une bonne assise défensive et offensive et les principes qui les accompagnent. 

Quelques considérations clefs sur le bloc équipe. 

L’unité de l’équipe devrait être comparée à une amibe géante, se déplaçant de long en large, changeant de place et à une ampleur moindre, sa forme. La « forme » de l’équipe et sa place sur le terrain est déterminée par : 
- la position du ballon
- le déploiement des joueurs adverses
- Le moment du jeu (attaque ou défense) 

Un bloc bien positionné réclame : 
- De bons soutiens défensifs, de bons appuis au milieu de terrain
- Les bonnes distances et les bons angles entre les joueurs - former des triangles dans toute l’équipe. 
- la compréhension collective de la mise hors jeu
- l’utilisation de la largeur en mode offensif, de la réduction des espaces et une consolidation des couvertures en mode défensif. 

Analyse de l’EURO 2000 avec le DIGITALSOCCER Adriano Bacconi, Aldo Dolcetti et Massino Ugolini

Analyse de l’EURO 2000 avec le DIGITALSOCCER Adriano Bacconi, Aldo Dolcetti et Massino Ugolini



Le système DIGITALSOCCER a minutieusement suivi l’EURO 2000. Pendant le déroulement de l’EURO, une équipe était sur la place pour analyser les matches en temps réel, avec des opérateurs spécialisés et le soutien d’outils informatiques proportionnés. (...) Les informations, transmis par Internet au siège de Brescia étaient importées dans une base de données pour le développement de l’information demandée par les médias. Dans le même temps, les futurs entraîneurs en stage à Coverciano, en groupes de travail, pour la première fois ont pu évaluer les matches avec le soutien d'une analyse irréfutable.

Aussi le récent EURO 2000 a souligné quelques tendances, déjà relevées par la comparaison des données statistiques des quatre dernières éditions et qui sont désormais une caractéristique du football actuel (tableaux 1 et 2).

Tableau 1



Tableau 2



* Le temps de possession balle de la part des équipes est sensiblement descendu et elles sont peu, maintenant, les formations qui tentent de construire le jeu en maintenant activement le ballon en zone de défense.
Les équipes préfèrent, en effet, verticaliser le jeu le plus tôt possible, en restant le moins possible à l'intérieur de sa propre moitié de terrain.
* la passe longue, plus ou moins préméditée, semble être devenu un fondement technique-tactique. Il apparaît finalement que ce sera en zone d'attaque que les équipes joueront leurs va tout à travers les qualités individuelles (...).
On peut déterminer trois typologies des attitudes technico-tactiques soulignées par les équipes au EURO 2000:

  • agressives hautes,
  • attentistes actives,
  • attentistes passives
Dans notre analyse, nous tâcherons de souligner les nuances caractéristiques de quelques formations même s’il n'est pas si simple, ni objectif, de cataloguer une équipe avec des étiquettes précises et nettes.

Les équipes « Agressives hautes »

Nous définissons ainsi les équipes qui tâchent d'appliquer un jeu offensif, ou qui tentent de rester dans la moitié de terrain adverse pour bloquer l'autre formation, en raccourcissant l’espace du bloc/équipe (pressing).
Ils ont au-delà de 30% des actions en attaque et un bas pourcentage d'actions à la ligne médiane, un barycentre haut (de 55m. aux presque 60m.) et ils pratiquent quasi systématiquement la tactique du hors-jeu. Ils mettent en évidence cependant une certaine pauvreté technique et, donc, peu de possibilités tactique. Ces équipes pratiquant en 4-4-2 (la Belgique, l'Angleterre, la Suède et le Danemark), sont sorties rapidement de la compétition et ont, de toute façon déçu les attentes.
La Slovénie peut aussi être considérée dans ce cadre mais, à voir la qualité modeste de ses joueurs et le rythme élevé de jeu pratiqué à l’ EURO 2000, ils ont dû fatalement rentrer dans leur coquille et subir la qualité technique supérieure de leurs adversaires.
L'unique équipe agressive qui ait obtenu de bons résultats a été l'Espagne (fig.1), d'une façon ou d'une autre disposée similairement à la Hollande. Le jeu passait le plus souvent par les milieux de terrain (Guardiola, en particulier, ou Valeron et Helguera), capables de créer une organisation de jeu qui impliquait aussi les défenseurs, surtout latéraux et, si nécessaire, Hierro en arrière central.


L’Espagne a aussi été poussée par les circonstance à cette agressivité: en ayant perdu le premier match contre la Norvège, il lui a fallu jouer à la mort les deux matches suivants et, elle s'est en outre retrouvée en désavantage au score aussi bien contre la Yougoslavie, que dans les quarts avec la France.

La Hollande, d’une certaine manière est une équipe agressive, mais nous préférons l'insérer dans la typologie qui suit.. La possession de la balle n'a pas résulté significativement d’une volonté d’une « haute agressivité » (sauf contre la Belgique) , qui plus est c’était une équipe jouant à la maison ,à la recherche de la qualification et insérée dans un groupe avec deux équipes "attentiste passives" et une formation modeste comme la Suède.

Les équipes « Attentistes actives »

Ces équipes sont définies comme ayant , plus ou moins, un bas barycentre (52 m. et 55 m.) mais comme les équipes touchant le plus grand nombre de ballons, afin de réaliser une possession de balle rationnelle soit dans la ligne de défense, soit dans sa ligne médiane, en exploitant toute la largeur du terrain (47 m., 49 m.) avec circulation de la balle rapide et changements de jeu. Ils impriment le rythme du jeu en gaspillant le moins d’énergie possible.

Parmi ces équipes nous énumérons: France, Portugal, la Roumanie, l'Allemagne et la Hollande.

Cette dernière a fait de la possession balle, du contrôle du jeu et du développement du jeu son credo, en jouant en phase offensive avec les deux défenseurs latéraux très haut et en cherchant beaucoup les duels un contre un avec ses milieux latéraux Zenden et Overmars (fig.2). Cela explique sa relative basse vitesse de jeu (14° avec 2", 73) et le faible pourcentage de passes décisives (11° avec 17%) sur balles jouées (ratio élevé, par contre, en valeur absolue) et le faible pourcentage relatif de balles jouées en attaque (cependant élevé en valeur absolue).



La France a été excellente en trouvant l'équilibre gagnant entre possession de balle (valeur haute, 3° absolu) et vitesse d'exécution des actions (haute, 3° avec 2", 54), le tout assaisonné par le meilleur pourcentage de passes utiles sur balles jouées (21,9%). Excellant dans les interprétations tactique individuelles de joueurs tel Zidane, capable de lire le jeu et de toujours pratiquer un jeu aussi varié qu'efficace (fig.3).



Le Portugal (fig.4), en renonçant à la construction du jeu de derrière avec ses défenseurs, a exploité ses hommes de qualité du milieu de terrain (5° avec le 46,2% de dribbles réussis) pour créer une supériorité numérique et jouez long (unique équipe à avoir réalisé plus de 10 passes consécutives avant de marquer).



Le Romanie a par contre construit le jeu de derrière, avec ses milieux de terrain centraux, qui venaient faire tourner latéralement la balle de façon à faire sortir les adversaires (bas pourcentage de passes utiles, seulement 16%), avec des mouvements intelligents de l’axe du milieu de terrain (Munteanu, Hagi et Galca) pour ensuite trouver les ouvertures profondes pour Chivu et Petrescu (fig.5).



L'Allemagne a mal appliqué cette tactique. Sa possession totale élevée de balle a été accompagnée d'une haute possession de balle par joueur, donc sa possession de balle n'a pas été finalisée par la recherche de ballons vers l’avant, avec une circulation de la balle lente et latérale de la part des défenseurs, sans mouvement en profondeur de la part des extérieurs et sans milieux de terrain à forte personnalité apte à prendre la balle pour créer.

Equipes Attentistes passives



Nous avons ainsi défini les équipes qui se retranchent dans leur propre moitié de terrain, en laissant l'initiative aux adversaires. Ils ne font pas de la possession de balle un fondement stratégique, ils préfèrent plutôt, ou sont contraintes, à attendre le moment opportun pour déclencher l'action gagnante en profondeur. Ils utilisent très peu les côtés, ils ne font pas échanges de jeu, ils préfèrent monter sur la base d’un jeu vertical reposant sur peu de joueurs ou en sautant leur ligne médiane et accompagner l’attaque en cas de résultat positif de la passe.
La phase offensive résulte de manière trop importants de l'état de forme des chacun pendant que, en phase défensive, il y a une sorte d'exaltation personnelle et collective. Ils attaquent, d'une façon générale, avec 3, maximums 4 hommes.

Parmi ces équipes on trouve Italie, Turquie, Norvège, République tchèque et Yougoslavie.

L'Italie et la Turquie ont joué de manière semblable, en soulignant cependant deux différences:
En défense les deux formations se sont exaltées en répliquant coup sur coup, mais l'Italie jouait avec 3 défenseurs disposés en zone, pendant que la Turquie avait 2 joueurs au marquage individuel (Fatih et Alpay) avec Ogun en libero classique (fig.6).



L'autre distinction concerne la qualité des joueurs (surtout d'attaque). L'Italie, en substance, sensiblement affaiblie a reposé sur la base Albertini et Fioré au début tournoi, sur l'explosion de Totti et sur le trio défensif infranchissable Toldo-Cannavaro-Nesta (fig.7).



La Norvège était bien disposée dans son propre terrain et recherchait la tête d'un de ses attaquants (surtout Flo et Iversen ou Carew) avec les infiltrations sporadiques de Bakke et quelque débordements des défenseurs latéraux pour les centres.

La République Tchèque n'a pas eu une haute possession de balle mais a montré des qualités de jeu et de vitesse en contre. Ils pouvaient, en outre, exploiter le mouvement et la qualité de ses milieux (Nedved, Rosicki et Poborski surtout), en alternant, quand ils étaient en difficulté avec la recherche du bélier (Koller) pour monter, conquérir la balle et exploiter les opportunités.

La Yougoslavie est par contre un cas à considérer à part, en ce qu'elle a manifesté une organisation détestable de jeu (aussi bien défensif qu’offensif) en confiant la capacité de créer le jeu à des joueurs excentrés (Drulovic et Stajkovic) et la détermination de Mijatovic à se jeter dans les espaces(...).


En général on peut remarquer que trois demi-finaliste sur quatre (la France, la Hollande et le Portugal) avaient une disposition de base semblable entre eux.

Une organisation avec 4 défenseurs en ligne, avec les deux extérieurs actifs participant à la phase offensive (sauf, peut-être, le Portugal quand Abel Xavier jouait sur la droite), deux milieux de terrain défensifs de bonne qualité, positionné devant la défense ,adroits dans la récupération, dans l'appui et dans la recherche du jeu direct, un attaquant de soutien, capable de naviguer sur le front de l’attaque et donner de la variété au jeu dans la zone d'attaque, un attaquant central, vrai point d’ancrage de l'équipe dans les moments de difficulté et à la conclusion du jeu et deux joueurs avec des caractéristiques variables sur les côtés (étant plus ou moins des milieux de terrain offensifs ou des attaquants de couverture), capables d'aider les équipes en phase défensive, en couvrant leurs côtés respectifs, adroits à aller plonger vers le centre soit pour libérer l’espace pour les montées des défenseurs latéraux, soit pour aller à la conclusion.

traduction effectuée par EDFoot